{"id":1414,"date":"2018-04-17T08:51:23","date_gmt":"2018-04-17T06:51:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/?p=1414"},"modified":"2022-12-23T12:16:08","modified_gmt":"2022-12-23T10:16:08","slug":"de-lecole-a-lage-adulte-parcours-de-formation-et-demploi-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/?p=1414","title":{"rendered":"De l\u2019\u00e9cole \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte : parcours de formation et d\u2019emploi en Suisse"},"content":{"rendered":"<h2>Introduction<\/h2>\n<p>Dans les soci\u00e9t\u00e9s modernes fond\u00e9es sur le savoir, la formation post-obligatoire est une condition pr\u00e9alable pour pouvoir participer \u00e0 la vie sociale et, plus particuli\u00e8rement, pour r\u00e9ussir son entr\u00e9e sur le march\u00e9 du travail. Les sc\u00e9narios de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique sur l\u2019\u00e9volution du niveau de formation de la population pr\u00e9voient qu\u2019au cours des prochaines d\u00e9cennies, la moiti\u00e9 de la population r\u00e9sidente adulte sera titulaire d\u2019un dipl\u00f4me du degr\u00e9 tertiaire (Hautes \u00e9coles universitaires, p\u00e9dagogiques et sp\u00e9cialis\u00e9es, ainsi que formation professionnelle sup\u00e9rieure) (OFS, 2015). Alors qu\u2019un dipl\u00f4me du degr\u00e9 secondaire II (fin d\u2019apprentissage, certificat de maturit\u00e9 ou similaire) est devenu une norme sociale, toujours plus de jeunes adultes en Suisse poursuivent leur parcours de formation au degr\u00e9 tertiaire.<\/p>\n<p>En une vingtaine d\u2019ann\u00e9es seulement, la part de la population active en Suisse titulaire d\u2019un dipl\u00f4me de formation du degr\u00e9 tertiaire a doubl\u00e9, passant de 20 \u00e0 40%. La part des personnes actives sans qualification post-obligatoire est en revanche pass\u00e9e de pr\u00e8s de 20% \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 \u00e0 environ 10% aujourd\u2019hui.[1]<\/p>\n<p>Diverses \u00e9tudes montrent que le syst\u00e8me de formation suisse est loin d\u2019\u00eatre \u00e0 m\u00eame de couvrir la demande en main-d\u2019\u0153uvre hautement qualifi\u00e9e sur son propre territoire (Meyer, 2016&nbsp;; Schellenbauer et al., 2010&nbsp;; SECO et al., 2015). Sur le march\u00e9 du travail suisse, la p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e au niveau tertiaire est devenue flagrante surtout depuis l\u2019entr\u00e9e en vigueur de l\u2019accord sur la libre circulation avec l\u2019Union Europ\u00e9enne au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.<\/p>\n<p>Au bas de l\u2019\u00e9chelle des qualifications, on constate une hausse sensible du risque d\u2019exclusion du march\u00e9 du travail pour les quelque 10% quittant aujourd\u2019hui le syst\u00e8me de formation sans qualification post-obligatoire. Le taux d\u2019activit\u00e9 professionnelle de ce groupe est, selon l\u2019enqu\u00eate suisse sur la population active (ESPA), nettement plus bas que celui des personnes actives ayant obtenu au moins un dipl\u00f4me du degr\u00e9 secondaire II. \u00c0 l\u2019inverse, ils courent un risque de ch\u00f4mage deux \u00e0 trois fois plus \u00e9lev\u00e9.[2] Les risques d\u2019exclusion li\u00e9s \u00e0 une absence de formation ne se limitent pas au march\u00e9 du travail formel. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli \u00e0 maintes reprises que la formation est aussi en \u00e9troite relation avec la participation politique et culturelle, la sant\u00e9, l\u2019int\u00e9gration sociale ou la d\u00e9viance (Bacher et al. 2010&nbsp;; Fend et al. 2009&nbsp;; CSRE, 2014).<\/p>\n<p>De nombreux \u00e9l\u00e9ments indiquent que la pauvret\u00e9 \u00e9ducative en Suisse est en grande partie irr\u00e9versible, durable et tr\u00e8s souvent transmise de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration dans les milieux sociaux d\u00e9favoris\u00e9s (Bauer &amp; Riphahn, 2007&nbsp;; Falcon, 2016). La personne qui n\u2019obtient pas un dipl\u00f4me de fin d\u2019apprentissage ou un certificat de maturit\u00e9 pendant sa jeunesse, ou en tant que tr\u00e8s jeune adulte, pr\u00e9sente des risques importants de ne pas le faire plus tard (Schr\u00e4der-Naef, 1997&nbsp;; Schr\u00e4der-Naef &amp; J\u00f6rg-Fromm, 2005). Cela vaut aussi pour les activit\u00e9s de formation continue \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte (OFS, 2013).<\/p>\n<p>Dans ce contexte, l\u2019\u00e9tude longitudinale suisse TREE (Transitions de l\u2019Ecole \u00e0 l\u2019Emploi) offre l\u2019opportunit\u00e9 unique d\u2019observer et d\u2019analyser sur une longue p\u00e9riode \u2013 depuis pr\u00e8s d\u2019une d\u00e9cennie et demie \u2013 les parcours de formation et d\u2019emploi apr\u00e8s la sortie de l\u2019\u00e9cole obligatoire. Cet article traite en d\u00e9tail des questions suivantes&nbsp;: comment et avec quel r\u00e9sultat les jeunes suivent-ils des formations post-obligatoires en Suisse, et quels sont les facteurs d\u00e9terminants pour un parcours de formation r\u00e9ussi&nbsp;? Comment la cohorte TREE1 se positionne-t-elle \u00e0 30 ans sur le march\u00e9 du travail, et quel est le rapport entre les dipl\u00f4mes de formation acquis et leur situation sur le march\u00e9 du travail&nbsp;?<\/p>\n<h2>Donn\u00e9es et m\u00e9thode<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es du pr\u00e9sent article se basent sur l\u2019\u00e9tude TREE, une analyse de cohortes dans toute la Suisse sur le passage de l\u2019\u00e9cole \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. Au c\u0153ur de l\u2019\u00e9tude figurent les parcours de formation et d\u2019emploi qui suivent la sortie de l\u2019\u00e9cole obligatoire. La premi\u00e8re cohorte (TREE1), sur les donn\u00e9es de laquelle se basent les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s ici, comprend plus de 6\u2019000 jeunes ayant particip\u00e9 en 2000, c.-\u00e0-d. \u00e0 15-16&nbsp;ans, \u00e0 l\u2019\u00e9tude PISA (Programme for International Student Assessment) et ayant quitt\u00e9 l\u2019\u00e9cole obligatoire cette m\u00eame ann\u00e9e (TREE, 2016a). Cet \u00e9chantillon est repr\u00e9sentatif des quelque 80\u2019000 jeunes en Suisse, au niveau national et au niveau des r\u00e9gions linguistiques. Les participantes et les participants ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s au total neuf fois entre 2001 et 2014. Au moment du dernier sondage (2014), ils avaient en moyenne 30 ans, et le taux de r\u00e9ponse \u00e9tait voisin des 50%.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s dans cet article se basent principalement sur les donn\u00e9es du neuvi\u00e8me \u2013 et jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent dernier \u2013 volet de l\u2019enqu\u00eate 2014. Les d\u00e9tails m\u00e9thodologiques \u00e0 ce propos sont d\u00e9crits pr\u00e9cis\u00e9ment dans Scharenberg et al. (2014), ainsi que Gomensoro et al. (2017).<\/p>\n<h2>Parcours de formation et d\u2019emploi 2000-2014<\/h2>\n<p>Le graphique 1 montre le parcours de formation et d\u2019emploi des jeunes ayant achev\u00e9 leur scolarit\u00e9 obligatoire en 2000. Sur l\u2019axe vertical sont indiqu\u00e9es les neuf p\u00e9riodes d\u2019observation longitudinale par TREE de 2001 \u00e0 2014. L\u2019arbre stylis\u00e9 n\u2019a pas seulement donn\u00e9 son nom anglais \u00e0 l\u2019\u00e9tude longitudinale. Il rend aussi visible plusieurs particularit\u00e9s du syst\u00e8me de formation suisse&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>On remarque dans la partie inf\u00e9rieure du graphique l\u2019importance \u00e9lev\u00e9e de la formation professionnelle qui est suivie \u00e0 son maximum par les deux tiers environ de la cohorte (barres en vert clair, 2002 et 2003).<\/li>\n<li>Inversement proportionnel, on constate le faible pourcentage de jeunes, en comparaison internationale, qui fr\u00e9quentent une \u00e9cole d\u2019enseignement g\u00e9n\u00e9ral apr\u00e8s la fin de la scolarit\u00e9 obligatoire (lyc\u00e9e, \u00e9cole de culture g\u00e9n\u00e9rale ou similaire&nbsp;; barres en vert fonc\u00e9, env. un quart).<\/li>\n<li>On remarque \u00e9galement la part importante de jeunes adultes en Suisse ne trouvant pas d\u2019acc\u00e8s direct \u00e0 une formation post-obligatoire et fr\u00e9quentant d\u2019abord une solution interm\u00e9diaire, en l\u2019occurrence une, voire deux \u00abann\u00e9es-passerelles\u00bb (barres en rouge en bas \u00e0 gauche, env. un cinqui\u00e8me en 2001).<\/li>\n<li>\u00c0 la verticale, on voit pendant combien de temps se prolonge la formation professionnelle pour une partie des adolescents et des jeunes adultes&nbsp;: de 2005 et 2007, c.-\u00e0-d. cinq \u00e0 sept ans apr\u00e8s la fin de la scolarit\u00e9 obligatoire, entre 8 et 18% de la cohorte observ\u00e9e se trouvaient encore en formation professionnelle initiale. Ceci est d\u00fb, d\u2019une part, aux solutions interm\u00e9diaires \u00e9voqu\u00e9es plus haut, qui retardent l\u2019entr\u00e9e dans la formation professionnelle pour certains. D\u2019autre part, l\u2019obtention des dipl\u00f4mes professionnels peut \u00eatre retard\u00e9e par des r\u00e9siliations de contrats d\u2019apprentissage, des interruptions, des redoublements et de nouvelles orientations.<\/li>\n<li>La part des jeunes adultes entrant dans la vie active est inversement sym\u00e9trique au parcours tr\u00e8s \u00e9chelonn\u00e9 de la formation professionnelle initiale (barre en gris, en haut \u00e0 gauche)&nbsp;: le premier quart de la cohorte observ\u00e9e est active sur le march\u00e9 du travail d\u00e8s 2004. Pr\u00e8s de dix ans plus tard, en 2014, la part d\u00e9passe les trois quarts.<\/li>\n<li>Enfin, il faut \u00e9voquer la part de jeunes adultes, relativement faible en comparaison internationale, qui suivent une formation de troisi\u00e8me cycle&nbsp;: \u00e0 toutes les p\u00e9riodes observ\u00e9es, il s\u2019inscrit en de\u00e7\u00e0 des 30% (barres en en violet, en haut \u00e0 droite).<\/li>\n<\/ul>\n<p>En 2014, c.-\u00e0-d. 14 ans apr\u00e8s la sortie de l\u2019\u00e9cole obligatoire et \u00e0 l\u2019\u00e2ge moyen de 30 ans, la majorit\u00e9 de la cohorte TREE examin\u00e9e est pass\u00e9e de la formation initiale \u00e0 la vie active. Toutefois, encore un sixi\u00e8me environ se trouve \u00e0 ce moment en formation, la grande majorit\u00e9 au degr\u00e9 tertiaire. Pr\u00e8s de 90% de la cohorte exercent une activit\u00e9 professionnelle, exclusivement pour plus des trois quarts, ce qui signifie qu\u2019ils ne suivent pas de formation parall\u00e8le. Environ 7% de la cohorte ne sont ni actifs ni en formation.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig1_f.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1415\" src=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig1_f.png\" alt=\"Fig1_f\" width=\"1168\" height=\"708\" srcset=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig1_f.png 1168w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig1_f-300x181.png 300w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig1_f-1024x620.png 1024w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig1_f-600x363.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1168px) 100vw, 1168px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig2_f.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1416\" src=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig2_f.png\" alt=\"Fig2_f\" width=\"714\" height=\"285\" srcset=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig2_f.png 714w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig2_f-300x119.png 300w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig2_f-600x239.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 714px) 100vw, 714px\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 30 ans, le dipl\u00f4me le plus \u00e9lev\u00e9 de pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des personnes interrog\u00e9es dans le cadre de TREE est un dipl\u00f4me du degr\u00e9 secondaire II, en grande majorit\u00e9 une formation professionnelle initiale achev\u00e9e (voir Graphique 2). Seul un petit quart (23%) est titulaire d\u2019un dipl\u00f4me du degr\u00e9 tertiaire A, et un autre sixi\u00e8me (17%) d\u2019un dipl\u00f4me du degr\u00e9 tertiaire B.[3] Un dixi\u00e8me de la cohorte n\u2019a pas obtenu de dipl\u00f4me post-obligatoire. Le taux de dipl\u00f4mes du degr\u00e9 tertiaire devrait encore augmenter de quelques points de pourcentage au cours des prochaines ann\u00e9es.[4]<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution entre 2007 et 2014 souligne l\u2019ampleur des transitions entre la formation et l\u2019activit\u00e9 professionnelle jusqu\u2019\u00e0 la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 de la vingtaine et m\u00eame au-del\u00e0. Les parcours dans cette phase montrent de plus que ces transitions peuvent tout \u00e0 fait aller dans les deux sens, c.-\u00e0-d. aussi bien de la formation \u00e0 l\u2019activit\u00e9 professionnelle qu\u2019inversement&nbsp;: comme on peut s\u2019y attendre, les transitions de la formation \u00e0 la vie active dominent, et la part des personnes actives augmente continuellement d\u2019une p\u00e9riode d\u2019observation \u00e0 l\u2019autre. Cela se manifeste dans le graphique 1 au niveau des \u00abbranches\u00bb qui montent en diagonale vers le haut \u00e0 gauche. Le graphique pr\u00e9sente n\u00e9anmoins aussi des \u00abbranches\u00bb dans le sens inverse (diagonale, vers le haut \u00e0 droite)&nbsp;: celles-ci symbolisent les jeunes adultes qui retournent en formation apr\u00e8s une phase d\u2019activit\u00e9 professionnelle, la plupart du temps au degr\u00e9 tertiaire.<\/p>\n<h2>Quels sont les facteurs qui influencent la r\u00e9ussite scolaire en Suisse&nbsp;?<\/h2>\n<p>Les r\u00e9sultats TREE pr\u00e9c\u00e9dents montrent clairement&nbsp;les effets de la s\u00e9gr\u00e9gation des \u00e9l\u00e8ves au degr\u00e9 secondaire I en Suisse: l\u2019attribution dominante \u2013 et largement irr\u00e9versible \u2013 des \u00e9l\u00e8ves \u00e0 des fili\u00e8res s\u00e9par\u00e9es au degr\u00e9 secondaire I aboutit souvent \u00e0 ce que les jeunes ne peuvent pas exploiter suffisam\u00adment leur potentiel d\u2019aptitudes \u2013 avec des cons\u00e9quences \u00e0 long terme pour leur parcours de formation post-obligatoire et leur entr\u00e9e dans la vie active (OFS\/TREE, 2003&nbsp;; Garnero et al., 2016&nbsp;; Meyer, 2009&nbsp;; Scharenberg et al. 2014). M\u00eame avec de bons r\u00e9sultats, les \u00e9l\u00e8ves ayant suivi au degr\u00e9 secondaire I les fili\u00e8res \u00e0 \u00abexigences de base\u00bb (p.ex. section \u00ab&nbsp;pratique&nbsp;\u00bb en Suisse romande\/&nbsp;\u00ab&nbsp;Realschule&nbsp;\u00bb ou similaire en Suisse al\u00e9manique) ne sont souvent pas en mesure de donner corps \u00e0 leur potentiel d\u2019apitude au secondaire II et plus loin encore. Le graphique 3 montre leurs chances d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une formation post-obligatoire exigeante apr\u00e8s la fin de l\u2019\u00e9cole obligatoire. Les comp\u00e9tences en lecture selon PISA sont utilis\u00e9es comme mesure de performance standardis\u00e9e. En comparaison avec les jeunes de leur \u00e2ge ayant suivi les fili\u00e8res \u00e0 \u00abexigences \u00e9tendues\u00bb, les perspectives d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une formation post-obligatoire exigeante sont fortement r\u00e9duites dans les fili\u00e8res \u00e0 \u00abexigences de base\u00bb&nbsp;: \u00e0 niveaux de comp\u00e9tences en lecture compara\u00adbles, leurs chances sont quatre fois moindres (7% contre 27%) quand les \u00e9l\u00e8ves sont caract\u00e9ris\u00e9s par une comp\u00e9tence en lecture faible, et deux fois moindre environ (49 contre 82%) pour un niveau de comp\u00e9tence en lecture \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig3_f.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1417\" src=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig3_f.png\" alt=\"Fig3_f\" width=\"728\" height=\"519\" srcset=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig3_f.png 728w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig3_f-300x213.png 300w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig3_f-600x427.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 728px) 100vw, 728px\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p>De plus, des caract\u00e9ristiques comme le sexe, le niveau d\u2019\u00e9ducation et le statut social des parents ou l\u2019origine migratoire, mais aussi la r\u00e9gion linguistique ou le degr\u00e9 d\u2019urbanisation sont, dans une large mesure, d\u00e9terminants pour la r\u00e9ussite scolaire \u00e0 tous les niveaux du syst\u00e8me \u00e9ducatif suisse. Ces constats sont en contradiction flagrante avec le principe d\u2019\u00e9quit\u00e9 en mati\u00e8re de prestations.<\/p>\n<p>Dans le contexte du syst\u00e8me \u00e9ducatif suisse qui est fortement segment\u00e9 \u00e0 l\u2019horizontal comme \u00e0 la verticale, les transitions dans les formations post-obligatoires et les parcours de formation du degr\u00e9 secondaire II sont largement marqu\u00e9s par des discontinuit\u00e9s, des ruptures, des r\u00e9orientations et des d\u00e9tours. Seulement la moiti\u00e9 environ de la cohorte TREE observ\u00e9e acc\u00e8de directement apr\u00e8s la neuvi\u00e8me ann\u00e9e de scolarit\u00e9 \u00e0 une formation (certifi\u00e9e) du degr\u00e9 secondaire II et ach\u00e8ve celle-ci dans les delais pr\u00e9vus (Keller et al. 2010). Cela est aussi visible dans le graphique 1 o\u00f9 en 2005, donc cinq ans apr\u00e8s la sortie de l\u2019\u00e9cole obligatoire, encore pr\u00e8s d\u2019un quart de la cohorte \u00e9tait en formation du degr\u00e9 secondaire II. De nombreuses analyses montrent que des parcours de formation discontinus, en particulier lors de la transition entre les degr\u00e9s secondaires I et II, augmentent en soi le risque d\u2019un \u00e9chec \u00e9ducatif (voir notamment Scharenberg et al., 2014).<\/p>\n<h2>Situation du march\u00e9 du travail de la cohorte TREE \u00e0 30 ans<\/h2>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, on peut consid\u00e9rer comme favorable la situation du march\u00e9 du travail de la cohorte TREE observ\u00e9e (Gomensoro et al., 2017). \u00c0 l\u2019\u00e2ge de 30 ans, le taux d\u2019activit\u00e9 professionnelle est globalement \u00e9lev\u00e9, le ch\u00f4mage bas, et avec un revenu moyen d\u2019environ 6\u2019500 francs par mois (brut, \u00e9quivalent plein temps), la cohorte a d\u00e9j\u00e0 atteint le niveau moyen des salaires de l\u2019ensemble des personnes actives en Suisse.[5]&nbsp;Environ 13% des personnes actives ont un emploi pr\u00e9caire, c.-\u00e0-d. qu\u2019elles sont sous-occup\u00e9es, enagg\u00e9es \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e ou travaillent sur appel.<\/p>\n<p>Dans la perspective de la th\u00e9matique centrale de TREE, \u00e0 savoir la transition entre la formation et la vie active, on constate qu\u2019investir dans la formation en vaut la peine \u2013 ou \u00e0 l\u2019inverse, que l\u2019absence de dipl\u00f4me de formation post-obligatoire implique des risques sensiblement accrus sur le march\u00e9 du travail. Par rapport aux jeunes de leur \u00e2ge mieux form\u00e9s, le groupe de jeunes adultes non dipl\u00f4m\u00e9s (env. 10% de la cohorte observ\u00e9e) exerce moins souvent une activit\u00e9 professionnelle et occupe nettement plus souvent des emplois pr\u00e9caires.<\/p>\n<p>D\u2019un point de vue positif, on observe que quatre personnes sur cinq sans dipl\u00f4me de formation post-obligatoire \u00e0 30 ans sont actives et atteignent un revenu moyen (\u00e9quivalent plein temps) bien au-del\u00e0 de 5\u2019000 francs. Par ailleurs, la perspective longitudinale donne \u00e0 penser que sur une p\u00e9riode d\u2019observation de plusieurs ann\u00e9es, une part importante de ce groupe sait s\u2019affirmer sur le march\u00e9 du travail (voir Graphique 1).<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig4_f.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1418\" src=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig4_f.png\" alt=\"Fig4_f\" width=\"712\" height=\"592\" srcset=\"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig4_f.png 712w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig4_f-300x249.png 300w, https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Fig4_f-600x498.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 712px) 100vw, 712px\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p>Pour ce qui est des dipl\u00f4m\u00e9s d\u2019une formation du degr\u00e9 tertiaire, on n\u2019est pas sans remarquer l\u2019avantage salarial substantiel en plus du taux d\u2019activit\u00e9 \u00e9lev\u00e9. Les personnes ayant achev\u00e9 une formation professionnelle sup\u00e9rieure ou \u00e9tant dipl\u00f4m\u00e9es d\u2019une haute \u00e9cole gagnent plus de 7\u2019000 francs par mois (\u00e9quivalent plein temps), alors que les salaires moyens des personnes sans dipl\u00f4me tertiaire restent en dessous des 6\u2019000 francs (voir Graphique 4).<\/p>\n<p>Quelle conclusion peut-on donc en tirer pour les personnes qui terminent leur parcours de formation au niveau de la formation professionnelle initiale du degr\u00e9 secondaire II&nbsp;?[6] Ces derni\u00e8res se distinguent des personnes sans dipl\u00f4me par un taux plus faible d\u2019emplois pr\u00e9caires. En revanche, pour ce qui est du revenu moyen, du taux d\u2019activit\u00e9, et du risque de ch\u00f4mage, les deux groupes ne se distinguent pas de mani\u00e8re significative. Il faut toutefois souligner qu\u2019aussi bien les salaires moyens que le risque d\u2019\u00eatre au ch\u00f4mage varient fortement d\u2019une branche professionnelle \u00e0 l\u2019autre. Globalement, nos r\u00e9sultats donnent quelques indications sur le fait qu\u2019une formation professionnelle initiale n\u2019est pas (ou plus) le \u00abgarant\u00bb automatique d\u2019une r\u00e9ussite sur le march\u00e9 du travail. Bien plus, il semble que cet \u00abeffet protecteur\u00bb se soit d\u00e9port\u00e9 sur les dipl\u00f4mes du degr\u00e9 tertiaire. Qui plus est, plusieurs analyses sur la base des donn\u00e9es TREE montrent que sur le march\u00e9 du travail suisse fortement segment\u00e9, la mobilit\u00e9 professionnelle des apprentis dipl\u00f4m\u00e9s est faible et va souvent de pair avec des pertes au niveau du salaire (Buchs et al. 2015&nbsp;; Mueller &amp; Schweri, 2015&nbsp;; Sacchi et al. 2016).<\/p>\n<p>Un autre r\u00e9sultat significatif de nos analyses est que les transitions ant\u00e9rieures dans le syst\u00e8me de formation semblent avoir un effet\u00e0 long terme sur la situation de l\u2019emploi pour les trentenaires. Selon des analyses multivari\u00e9es (Gomensoro et al., 2017), deux formes de transitions ant\u00e9rieures augmentent plus particuli\u00e8rement le risque d\u2019\u00eatre exclu du march\u00e9 du travail \u00e0 30 ans&nbsp;: d\u2019une part, avoir fr\u00e9quent\u00e9 la fili\u00e8re se limitant \u00e0 des exigences dites de base du degr\u00e9 secondaire I ; d\u2019autre part, avoir fr\u00e9quent\u00e9 un programme-passerelle ou eu recours \u00e0 une autre mesure de solution interm\u00e9diaire lors du passage entre les degr\u00e9s secondaires I et II.<\/p>\n<p>Toutefois, le facteur influen\u00e7ant le plus la situation professionnelle des trentenaires reste le sexe \u2013 en combinaison avec la situation familiale. Les r\u00e9sultats TREE d\u00e9montrent clairement dans quelle mesure les parcours professionnels des hommes et des femmes continuent encore aujourd\u2019hui de se diff\u00e9rencier. (Au plus tard) avec la naissance des enfants, l\u2019\u00e9cart ou le \u00abfoss\u00e9 entre les genres\u00bb maintes fois \u00e9tabli se creuse aussi au sein de la cohorte TREE&nbsp;: alors que les hommes avec des enfants exercent ou continuent d\u2019exercer pratiquement tous sans exception une activit\u00e9 \u00e0 plein temps, environ un cinqui\u00e8me de toutes les femmes ayant des enfants quittent (du moins provisoirement) le march\u00e9 du travail (c.-\u00e0-d. n\u2019exercent pas d\u2019activit\u00e9 professionnelle r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e). Les trois quarts des m\u00e8res exer\u00e7ant une activit\u00e9 professionnelle travaillent \u00e0 temps partiel, \u00e0 un taux d\u2019occupation inf\u00e9rieur \u00e0 50% dans pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des cas (voir aussi Giudici et Schumacher, 2017).<\/p>\n<p>Par ailleurs, les r\u00e9sultats TREE montrent que les femmes gagnent nettement moins que les hommes. \u00c0 30 ans, l\u2019\u00e9cart salarial entre les hommes et les femmes au sein de la cohorte TREE s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 800 francs par mois (brut, \u00e9quivalent plein temps)&nbsp;; quant \u00e0 l\u2019\u00e9cart au niveau du revenu effectif, il est presque deux fois plus \u00e9lev\u00e9, soit environ 1500 francs (voir aussi Graphique 4). M\u00eame s\u2019il n\u2019y a pas encore d\u2019analyses approfondies sur cet \u00e9cart salarial \u00abinexpliqu\u00e9\u00bb[7] \u00e0 30 ans, des \u00e9tudes ant\u00e9rieures bas\u00e9es sur des donn\u00e9es TREE ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli que les femmes sont concern\u00e9es par les discriminations salariales d\u00e8s leur entr\u00e9e dans la vie active (Bertschy et al. 2014).<strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<h2>Conclusions et perspectives<\/h2>\n<p>Dans un premier temps, nos analyses mettent en \u00e9vidence l\u2019importance prise par les transitions entre la formation et l\u2019activit\u00e9 professionnelle jusqu\u2019\u00e0 la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 de la vingtaine et m\u00eame au-del\u00e0. Elle s\u2019explique tout d\u2019abord par une grande part de discontinuit\u00e9s, r\u00e9orientations, ruptures et ann\u00e9es interm\u00e9diaires qui caract\u00e9risent les parcours de formation post-obligatoires de nombreux jeunes en Suisse. D\u2019autre part, quatre adolescents ou jeunes adultes sur dix poursuivent aujourd\u2019hui leur parcours de formation au degr\u00e9 tertiaire&nbsp;\u2013 souvent non pas directement apr\u00e8s leur dipl\u00f4me du degr\u00e9 secondaire II, mais apr\u00e8s une phase plus ou moins longue d\u2019activit\u00e9 professionnelle.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de la cohorte observ\u00e9e quitte le syst\u00e8me de formation avec un dipl\u00f4me de formation professionnelle initiale. Environ un quart obtient un dipl\u00f4me du degr\u00e9 tertiaire A (Haute \u00e9cole p\u00e9dagogique, sp\u00e9cialis\u00e9e ou universitaire), un autre sixi\u00e8me un dipl\u00f4me du degr\u00e9 tertiaire B (formation professionnelle sup\u00e9rieure). 10% de la cohorte restent sans dipl\u00f4me de formation professionnelle post-obligatoire.<\/p>\n<p>De nombreuses analyses TREE sur les facteurs d\u00e9cisifs pour la r\u00e9ussite \u00e9ducative soulignent quel r\u00f4le majeur jouent, au-del\u00e0 des performances scolaires, des caract\u00e9ristiques d\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;origine&nbsp;\u00bb comme le sexe, le statut social des parents, le contexte migratoire, mais aussi la r\u00e9gion linguistique ou le degr\u00e9 d\u2019urbanisation. Ceci est extr\u00eamement important au vu de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif suisse. Le \u00abprincipe de m\u00e9ritocratie\u00bb, selon lequel la performance doit compter en tout premier lieu pour la r\u00e9ussite (\u00e9ducative), est syst\u00e9matiquement et fortement enfreint dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif suisse.<\/p>\n<p>Pour ce qui est de la situation sur le march\u00e9 du travail \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 30 ans, celle-ci est majoritairement favorable&nbsp;: le taux d\u2019activit\u00e9 professionnelle est \u00e9lev\u00e9, le ch\u00f4mage est bas, et avec un revenu moyen de plus de 6\u2019000 francs par mois (brut, \u00e9quivalent temps plein), la cohorte a d\u00e9j\u00e0 atteint au d\u00e9but de la trentaine le niveau de salaire moyen de l\u2019ensemble des personnes actives en Suisse. Les jeunes adultes sans dipl\u00f4me de formation post-obligatoire se caract\u00e9risent par un risque substantiellement accru d\u2019avoir un emploi pr\u00e9caire. Compar\u00e9es \u00e0 ce groupe, les personnes titulaires d\u2019un dipl\u00f4me de formation professionnelle initiale occupent beaucoup plus rarement un emploi pr\u00e9caire. En revanche, pour ce qui est du revenu moyen, du taux d\u2019activit\u00e9 r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e et du risque de ch\u00f4mage, les deux groupes ne se distinguent pas de mani\u00e8re significative.<\/p>\n<p>Quant aux titulaires d\u2019un dipl\u00f4me de formation du degr\u00e9 tertiaire, on ne peut que constater, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du taux d\u2019activit\u00e9 professionnelle particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9, l\u2019avantage salarial important par rapport aux non-certifi\u00e9s du degr\u00e9 tertiaire&nbsp;: la diff\u00e9rence s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 1\u2019000 francs par mois (bruts, \u00e9quivalent plein temps). Globalement, les r\u00e9sultats TREE indiquent que le march\u00e9 du travail suisse accueille certes bien, voire tr\u00e8s bien, les nouveaux arrivants \u00e0 tous les niveaux de qualification. Mais aussi que la demande de main-d\u2019\u0153uvre hautement qualifi\u00e9e est particuli\u00e8rement importante \u2013 et (tr\u00e8s bien) r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e en cons\u00e9quence. Cela est notamment corrobor\u00e9 par le fait que depuis le d\u00e9but du mill\u00e9naire, plusieurs dizaines de milliers de personnes arrivent chaque ann\u00e9e de l\u2019\u00e9tranger pour travailler en Suisse. La moiti\u00e9 d\u2019entre elles sont titulaires d\u2019un dipl\u00f4me de formation du degr\u00e9 tertiaire (voir SECO et al. 2015). Dans ce contexte, une perm\u00e9abilit\u00e9 accrue du syst\u00e8me de formation suisse \u2013 surtout en direction du degr\u00e9 tertiaire \u2013 serait donc opportune et ce, pas uniquement pour des raisons d\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances. Au vu de ce \u00abmanque de tertiarisation\u00bb \u00e9clatant sur le march\u00e9 du travail suisse, elle contribuerait \u00e9galement \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019approvisionnement \u00ab&nbsp;domestique&nbsp;\u00bb en dipl\u00f4m\u00e9s hautement qualifi\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[1] Cf. les indicateurs en ligne, actualis\u00e9s en continu, de la formation et du march\u00e9 du travail de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique <a href=\"http:\/\/www.bfs.admin.ch\">www.bfs.admin.ch<\/a> , consult\u00e9s le 10.1.2018.<\/p>\n<p>[2] Cf. ibid.<\/p>\n<p>[3] Le degr\u00e9 tertiaire A comprend les Hautes \u00e9coles universitaires, p\u00e9dagogiques et sp\u00e9cialis\u00e9es. Le degr\u00e9 tertiaire B comprend les formations professionnelles sup\u00e9rieures avec les \u00e9coles sup\u00e9rieures, les examens professionnels sup\u00e9rieurs et ma\u00eetrises.<\/p>\n<p>[4] En 2014, environ 7% de la cohorte observ\u00e9e suivaient une formation du degr\u00e9 tertiaire et n\u2019avaient pas (encore) de dipl\u00f4me tertiaire. D\u2019autre part, une (petite) part des titulaires en 2014 d\u2019un dipl\u00f4me du degr\u00e9 secondaire II devrait encore commencer (et achever) une formation du degr\u00e9 tertiaire.<\/p>\n<p>[5] <a href=\"http:\/\/www.bfs.admin.ch\">www.bfs.admin.ch<\/a> , rubrique Travail et r\u00e9mun\u00e9ration, sous-rubrique Salaires, revenu professionnel.<\/p>\n<p>[6] En grande majorit\u00e9 avec un apprentissage (c.-\u00e0-d. un certificat f\u00e9d\u00e9ral de capacit\u00e9 CFC).<\/p>\n<p>[7] C.-\u00e0-d. la part de l\u2019\u00e9cart de salaire qui ne peut pas \u00eatre expliqu\u00e9 par des diff\u00e9rences au niveau des caract\u00e9ristiques de qualification, des exigences, de la position hi\u00e9rarchique, de l\u2019anciennet\u00e9, de l\u2019appartenance \u00e0 un secteur et autres caract\u00e9ristiques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction Dans les soci\u00e9t\u00e9s modernes fond\u00e9es sur le savoir, la formation post-obligatoire est une condition pr\u00e9alable pour pouvoir participer \u00e0 la vie sociale et, plus particuli\u00e8rement, pour r\u00e9ussir son entr\u00e9e sur le march\u00e9 du travail. Les sc\u00e9narios de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique sur l\u2019\u00e9volution du niveau de formation de la population pr\u00e9voient qu\u2019au cours [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[19,15,18],"tags":[],"class_list":["post-1414","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-travail","category-education","category-inegalite"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1414","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1414"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1414\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3381,"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1414\/revisions\/3381"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1414"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1414"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.socialchangeswitzerland.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1414"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}