Au fil du temps et des rencontres : une cartographie des réseaux personnels en Suisse

N°19, Septembre 2019
Gaëlle Aeby, Eric D. Widmer, Université de Genève
Jacques-Antoine Gauthier, Université de Lausanne

September 26, 2019
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G. Aeby, J.-A. Gauthier & E.D. Widmer (2019), Au fil du temps et des rencontres : une cartographie des réseaux personnels en Suisse. Social Change in Switzerland N° 19. DOI: 10.22019/SC-2019-00005

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Résumé

Cet article est basé sur une enquête réalisée auprès de huit cents personnes habitant en Suisse, nées dans les années cinquante et septante. Il conjugue une approche sociométrique qui quantifie les relations sociales des individus avec une analyse des parcours de vie, ce qui permet d’observer non seulement l'effet des transitions de vie, mais aussi celui du temps passé dans chacune des étapes qu’elles définissent. Les résultats montrent qu’en fonction de leur parcours de vie, les individus sont amenés à développer différents types de réseaux personnels. Nous en distinguons sept : quatre sont centrés sur les liens familiaux ascendants, descendants ou latéraux et trois sont structurés autour d’affinités électives. Ainsi, les réseaux personnels des individus se rapprochent ou s'éloignent du modèle de la famille nucléaire de procréation (conjoint·e et enfants) en fonction des spécificités de leurs trajectoires familiales, notamment lorsque la parentalité est différée ou éludée au profit d'une vie conjugale ou de célibataire.


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Introduction

A l’heure où les parcours de vie se pluralisent, on peut se demander dans quelle mesure ce phénomène se traduit également par une diversification des réseaux de relations personnelles. Les relations familiales restent-elles centrales ou, au contraire, s’effacent-elles au profit d’autres liens en fonction de la survenance de transitions et événements de vie particuliers ? Cette question est capitale dans un contexte où le recours à la solidarité familiale reste au cœur des politiques publiques (garde des jeunes enfants, financement des études, aide aux seniors). Alors que les trajectoires familiales se complexifient (sous l’effet de la baisse de la fécondité, des divorces, des recompositions familiales, de la conciliation travail-famille, etc.), d’autres acteurs sociaux, comme des ami·e·s ou des collègues, peuvent être amené·e·s à jouer un rôle-clé comme pourvoyeur de soutien émotionnel et matériel.

Dans cet article, nous mettons en lumière la manière dont les liens familiaux et non-familiaux se déclinent à partir de l’étude Family tiMes qui établit pour chaque répondant·e la liste des gens qui importent dans sa vie. Sur cette base, nous montrons qui sont les personnes qui se distancient du modèle de la famille dite nucléaire et quelles sont les particularités de leurs trajectoires familiales. Ainsi en apportant une description fine de la relation qui existe entre la forme des parcours de vie et la composition des réseaux personnels, nous contribuons à une réflexion sur la distribution des ressources relationnelles en Suisse. Ces connaissances peuvent être utiles pour mieux identifier les groupes à risque et développer des politiques sociales et familiales qui tiennent compte des aléas des trajectoires familiales contemporaines et de leurs conséquences.

Des liens privilégiés tissés au fil des parcours de vie

Tout au long de son parcours de vie, un individu est mis en relation avec de nombreuses personnes, en premier lieu les membres de sa famille, mais aussi ses voisins, camarades d’école, collègues de travail, ou d’autres personnes encore avec lesquelles il ou elle partage un loisir commun ou simplement la fréquentation d’un même lieu. La famille nucléaire – que ce soit celle qui lie l’individu à ses parents à sa naissance ou celle qu’il peut créer lui-même à l’âge adulte – a une importance capitale. Elle génère des interdépendances multiples et durables – qui peuvent être fonctionnelles, légales ou affectives – entre parents et enfants d’une part et entre conjoints d’autre part (De Singly, 1996 ; Kellerhals & Widmer, 2012). Il ne faut cependant pas sous-estimer l’importance des liens extra-familiaux, que ceux-ci soient perçus comme secondaires, subsidiaires, équivalents, voire même supérieurs aux liens familiaux (Allan, 2008 ; Pahl & Spencer, 2004).

Dès lors, on peut se demander quelle importance est accordée à la famille en Suisse. Une étude internationale sur les pratiques de sociabilité et les normes de solidarité révèle que, dans les régimes d’État social de type libéral comme la Suisse, l’accent est fortement mis sur la solidarité familiale et sur l’autonomie individuelle (Ganjour & Widmer, 2016). Pourtant, dans une recherche sur les familles dans le canton de Genève, près d’un tiers des personnes interrogées citent des ami·e·s comme membres à part entière de leur famille, ce qui montre bien une certaine perméabilité des frontières familiales (Widmer et al., 2012). Enfin, dans une autre étude suisse basée sur les personnes avec lesquelles on discute de sujets importants, les liens d’amitié et les liens professionnels sont cités respectivement par environ deux cinquièmes et un tiers des participant·e·s (Viry, 2012).

Parallèlement à la composition des réseaux personnels, se pose la question de l’aide que leurs membres peuvent apporter aux répondant·e·s. On peut considérer cette qualité comme une dimension essentielle de l’intégration, mesurée ici à l’aune des échanges de soutien émotionnel qui ont lieu entre les membres d’un même réseau. Lorsque ces échanges sont très denses et que le réseau est interconnecté, on est en présence de capital social de type chaîne, alors que dans les cas où ces échanges sont moins denses et que le réseau est davantage centralisé autour d’une personne-clé, on parlera de capital social de type pont (Burt, 2002 ; Coleman, 1988 ; Widmer, 2010). Comparativement, le premier est plus protecteur et plus enfermant que le second, qui permet lui une plus grande liberté d’action, mais offre moins de sécurité à ses membres.

Les parcours de vie des individus peuvent être décrits comme une succession de phases distinctes, séparées par des transitions réalisées dans différents domaines de vie comme ceux de la famille et de l’activité professionnelle. Chaque phase est associée à un ou plusieurs statut(s) et rôle(s) sociaux spécifiques et, par conséquent, à la possibilité de créer de nouvelles relations significatives. Les modalités selon lesquelles les différentes phases et transitions des parcours de vie se succèdent ont connu des transformations importantes au cours du temps. De façon schématique, en lien avec les profonds changements économiques et sociaux survenus au cours du XXème siècle, les parcours de vie des individus ont d’abord connu une première phase dite de « standardisation », résultat de l’institutionnalisation des âges de la vie en trois grandes étapes fortement intégrées les unes aux autres : la formation, la production et la retraite. Mais depuis la fin du XXème siècle, on assiste à l’émergence d’une phase de « dé-standardisation » associée à une plus grande incertitude dans le déroulement des vies individuelles, tant au niveau des trajectoires professionnelles que familiales (Levy & Widmer, 2013). Cela se traduit par une pluralisation et une sexuation limitées des parcours de vie, notamment en ce qui concerne la trajectoire professionnelle. En Suisse, on observe la prédominance d’un modèle axé sur le temps plein pour les hommes et la coexistence de plusieurs modèles pour les femmes. Ces modèles sont caractérisés par un retrait plus ou moins prononcé du marché du travail des femmes et reflètent à quel point les tâches domestiques leur incombent encore en priorité (Le Goff & Levy, 2016). De manière générale, la plupart des transitions sont réversibles (comme le mariage et le divorce) et donc potentiellement associées à des changements de rôles, lesquels peuvent conduire dans une certaine mesure à des changements dans la composition et la structure des réseaux personnels.

On peut dès lors se demander si, à l’échelle d’un pays comme la Suisse, cette pluralisation des parcours de vie se traduit également par une diversification des réseaux personnels ou si les liens familiaux gardent leur primauté ? C’est à ces questions que cet article propose d’apporter quelques éléments de réponse basés sur des données d’enquête.

L’enquête Family tiMes

L’enquête Family tiMes « Trajectoires familiales et réseaux sociaux: une perspective configuration­nelle sur le parcours de vie »[1] a interrogé, en 2011, 803 personnes résidant en Suisse, réparties entre deux cohortes de naissance (1950-1955 et 1970-1975), avec 51% de femmes et 82% de personnes ayant la nationalité suisse. Les deux tiers des répondant·e·s sont au bénéfice d’une formation professionnelle, un cinquième d’entre eux dispose d’une formation tertiaire. On trouve en outre 11% d’individus qui n’ont pas dépassé l’école obligatoire et 7% qui se sont arrêtés après l’obtention d’une maturité fédérale ou d’un diplôme de culture générale. Le design de recherche est original dans le sens qu’il combine des instruments tels que des calendriers de vie et une approche sociométrique des réseaux personnels (Widmer, Aeby, & Sapin, 2013). Les calendriers de vie ont permis de reconstruire de façon rétrospective les trajectoires familiales des répondant·e·s. Sur cette base a été créée une typologie de parcours de vie (Gauthier, 2013). Les réseaux personnels quant à eux ont été construits à partir d’une question standard « Qui sont les personnes qui, au cours de l’année passée, ont été très importantes pour vous, même si vous ne vous entendiez pas bien avec elles ? ».

La diversité des réseaux personnels

La taille moyenne des réseaux des personnes très importantes pour  nos répondant·e·s est de 3.9 membres[2]. On peut distinguer les petits réseaux (composés d’un ou deux membres, 23.4%), les réseaux moyens (trois ou quatre membres, 47.5%) et les grands réseaux (cinq membres ou plus, 29%). En examinant plus en détails les types de liens les plus fréquemment cités, on constate que c’est le ou la conjoint·e qui arrive en première position (73%) indépendamment du statut marital, puis viennent les ami·e·s (45.3%) et les enfants (44.6%). Ensuite, c’est la famille d’orientation qui est mentionnée avec les parents (32.8%), ainsi que les frères et sœurs (29.8%). Ainsi des liens familiaux ascendants (parents), descendants (enfants) et latéraux (fratrie) se déclinent dans les réseaux personnels.

Pour réduire cette information en conservant ses multiples dimensions, nous avons utilisé une analyse en composantes principales associée à une procédure de classification hiérarchique  basée sur les types de liens cités. Cela a permis de créer une typologie des réseaux personnels en sept types que nous décrivons brièvement dans ce qui suit (voir Tableau 1). On trouve un type centré sur le/la conjoint·e et les enfants, c’est-à-dire la famille de procréation (le réseau Procréation, 23.0%), un type orienté vers les parents, c’est-à-dire la famille d’orientation (le réseau Orientation, 13.0%), un type privilégiant la fratrie (le réseau Fraternel, 12.3%), un type intégrant la parenté plus large (le réseau Parentèle, 8.6%), un type faisant la part belle à la conjointe et aux amis (le réseau Amical masculin, 10.9%), un type orienté vers les enfants et les amies (le réseau Amical féminin, 24.9%)[3], et enfin un type qui intègre des liens extra-familiaux comme des collègues (le réseau Professionnel, 7.3%). La distribution entre les deux cohortes de naissance est assez équilibrée, mais le réseau Orientation est plus typique de la cohorte la plus jeune alors que le réseau Professionnel est légèrement plus représenté dans la cohorte la plus ancienne.

Il y a différents indicateurs qui permettent de mesurer le capital social de types chaîne et pont, mais ici nous allons observer uniquement la densité des échanges de soutien émotionnel et la centralité de la personne répondante (ego) dans ces échanges[4]. Nous constatons que les réseaux Amical masculin et Procréation sont très denses et que tous les réseaux qui mettent l’accent sur les relations électives ont une forte centralité d’ego (Amical masculin, Amical féminin, Professionnel). La taille des réseaux varie également d’un type à l’autre. En moyenne, le réseau Amical masculin est le plus petit (2.7) et le réseau Parentèle est le plus grand (5.1).

Des réseaux personnels portés par des trajectoires familiales

Dans un deuxième temps, nous avons cherché à expliquer la logique de développement de ces types de réseaux en prenant en compte les trajectoires familiales des répondant·e·s, ainsi que leurs caractéristiques socio-démographiques[5]. On constate que les individus qui ont développé des réseaux Procréation, centrés sur leur conjoint·e et leur(s) enfant(s), ont une trajectoire familiale marquée par une transition à la parentalité, souvent dans la vingtaine, suivie par une longue période passée en famille. Cela met en évidence que la transition à elle seule ne suffit pas à façonner le réseau de relations, c’est bien l’expérience de la parentalité dans la durée qui est déterminante dans ce cas. Les réseaux typiques de cette configuration sont très denses et interconnectés, ils sont donc caractérisés par un capital social de type chaîne. Le profil de Petra[6] (Figure 1A), une de nos répondantes qui appartient à la cohorte de naissance 1950-1955, permet d’illustrer ce type de réseau personnel. Petra a eu son premier enfant à 26 ans et s’est ensuite consacrée essentiellement à son foyer qui abrite son conjoint et trois enfants, avec quelques épisodes d’emploi à temps partiel. Son réseau personnel est centré sur l’une de ses filles, sur son conjoint et sur sa sœur cadette. Toutes ces personnes sont engagées dans des échanges de soutien émotionnel les unes avec les autres.

Les individus qui ont développé un réseau Orientation centrés sur les parents sont plus fréquemment issus de la cohorte la plus jeune. Il est intéressant de noter que certains d’entre eux sont déjà parents, mais depuis peu seulement. Les personnes caractérisées par un réseau Fraternel, centré sur les frères et sœurs, ont davantage tendance à avoir vécu seules et à ne pas avoir investi dans la conjugalité et la parentalité. Pour les personnes qui, tout en restant centrées sur la famille, intègrent des personnes hors de la famille nucléaire (réseau Parentèle), nous voyons que celles-ci ont plus souvent eu une trajectoire familiale centrée sur la conjugalité. Si nous prenons ensuite les réseaux dans lesquels les liens d’amitié et d’autres liens extra-familiaux prédominent, nous constatons un effet de genre, avec les hommes qui développent des réseaux centrés sur leurs amis et les femmes sur leurs amies. On notera ici que l’accent sur les liens amicaux est plus typique d’hommes en couple sans enfant (ou avec des enfants en bas âge) d’une part et de femmes célibataires avec enfant d’autre part, ce qui correspond à deux étapes distinctes du parcours de vie. Finalement, pour le réseau Professionnel, c’est surtout l’effet du niveau d’éducation qui ressort avec une surreprésentation des personnes qui ont achevé des études tertiaires. A titre d’illustration pour les réseaux qui s’organisent autour des liens extra-familiaux, prenons l’exemple de Carl[7] (Figure 1B, cohorte 1970-75) qui a un réseau de type Amical masculin. Carl est en couple, a deux enfants en bas âge et travaille à plein temps. Dans son réseau personnel, il place sa conjointe et ses parents, et fait la part belle à ses amis, cinq au total, mais ne mentionne pas ses enfants. Cela révèle que sa transition à la parentalité est récente et, qu’en termes de relations, celle-ci compte moins que sa phase de vie précédente centrée sur la conjugalité et l’amitié. Enfin, son réseau ressemble à une étoile car il est centralisé autour de lui (capital social de type pont). Notons encore que le réseau de Carl est plus grand que la moyenne pour les réseaux de type Amical masculin.

Conclusion

Notre objectif était de questionner la diversité des réseaux personnels à la lumière de la pluralisation des parcours de vie contemporains en mettant l’accent sur les personnes qui comptent aux yeux des répondant·e·s. Nous avons pu voir la place centrale occupée par le ou la conjoint·e d’abord et dans une moindre mesure par les enfants. Néanmoins, une certaine diversité est également à l’œuvre, en particulier chez les personnes qui ont des trajectoires familiales dans lesquelles la parentalité est différée ou éludée au profit d’une vie conjugale ou de célibataire. A cela s’ajoute la possibilité de connaître une rupture conjugale qui donne une nouvelle direction à la trajectoire familiale. En prenant comme référence la famille nucléaire de procréation, nous constatons donc que les individus s’éloignent ou se rapprochent de ce modèle en fonction des spécificités de leurs trajectoires familiales.

L’approche que nous proposons ici est holistique dans le sens qu’elle prend en compte l’ensemble du parcours de vie pour rendre compte de la constitution des réseaux personnels, au lieu de se focaliser sur un moment particulier comme la transition à la parentalité. C’est cette pluralisation limitée des parcours de vie qui explique que nous retrouvons plusieurs types de réseau. Enfin, des comparaisons internationales de ces mêmes analyses permettent par exemple de contextualiser plus largement ces résultats, en montrant que la place centrale donnée au conjoint et aux ami·e·s est plus présente dans le contexte de la Suisse en comparaison avec celui du Portugal ou de la Lituanie (Wall et al., 2018).

De manière générale, nos résultats sont à comprendre dans une perspective dynamique, dans le sens qu’ils montrent que les relations sociales dépendent fortement des événements et transitions du parcours de vie. Ils nous invitent dès lors également à penser et promouvoir des politiques publiques capables de s’ajuster au besoin de chacun·e et qui ciblent les transitions et événements de vie critiques. On peut notamment penser à la naissance d’un enfant, un divorce, un épisode de chômage ou un accident – des événements potentiellement à même de transformer les équilibres relationnels et de mettre en difficulté les individus et leurs proches.

[1] Financée par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) (n° : 100017_130343/1, 2011-2013). Cette publication a aussi bénéficié du support du Pôle de recherche national LIVES – Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie (NCCR LIVES), qui est financé par le FNS (n° :  51NF40-160590). Les auteur-e-s remercient le FNS pour son soutien financier.

[2] Sur l’échantillon de base de 803 individus, la partie réseau n’est renseignée que pour 786 cas à cause d’un problème sur le terrain. Sur ces 786 cas, 31 ont des réseaux vides, c’est-à-dire avec aucune personne.

[3] Les dénominations Amical masculin et Amical féminin ont été définies sur la base de nos résultats. Les personnes ayant un réseau constitué du/de la conjoint·e et d’amis au masculin sont essentiellement des hommes. Celles dont le réseau se compose des enfants et d’amies au féminin sont majoritairement des femmes.

[4] La densité correspond au nombre de connections existantes divisé par le nombre de connexions possibles entre les membres du réseau. La centralité d’ego capture la proportion des connections qui inclut ego. Toutes les échelles sont standardisées par la taille du réseau et varie entre 0 et 1.

[5] Pour une description précise des méthodes statistiques employées, voir Aeby, Gauthier & Widmer (2019).

[6] Prénom fictif

[7] Prénom fictif

Bibliographie

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